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Les promesses foisonnantes des Rencontres de la Photographie d’Arles 2018

June 2018

photo William Wegman

Trente-cinq expositions occupant les bâtiments les plus disparates de la ville, des salles fraîches du Palais de l’Archevêché aux combles surchauffées du Monoprix, enrichissent les déambulations des « regardeurs » du premier festival mondial de photographies.

L’Amérique « great again », l’année 68 et ses nombreux événements, une vision décalée sur l’être humain sont à l’honneur de l’édition 2018 des Rencontres de la Photographie.

A l’espace Van Gogh, deux expositions, deux monstres sacrés

« Sidelines ». Robert Frank, installé aux Etats-Unis dans les années 1950, montrent des banquiers de la City aux allures de croque-morts. Dans ses séries réalisées en Amérique et des photos inédites des années 50, R. Frank préparait l’ouvrage Les Américains (1958) qui le rendra célèbre dans le monde entier.

photo Robert Frank

« Depardon USA, 1968-1999 ». Dès 1968, le français Raymond Depardon affirme sa subjectivité, à travers 75 clichés issus de sa correspondance photographique, à l’occasion de ses voyages aux Etats-Unis.

Points de vue américains à l’Atelier des forges,
« The train », le dernier voyage de Robert F. Kennedy

Juin 1968, trois jours après l’assassinat de Robert F. Kennedy, abattu en pleine campagne présidentielle, le train transportant le cortège funéraire parcours la distance New York- Washington. Paul Fusco, à bord du convoi, effectue un reportage sur les Américains s’amassant le long des voies pour rendre un dernier hommage à Bobby Kennedy.

photo Paul Fusco

Le contre-champ de l’événement est une collection des photos et films d’amateurs réalisés le long du parcours par les spectateurs de l’époque, et révélé dans The People’s view (« le regard du peuple ») par l’artiste, Rein Jelle Terpstra.

Enfin, le court métrage de Philippe Parreno « 8 juin 1968 », montre le point de vue de Bob Kennedy, comme si les funérailles étaient filmées à travers le regard du mort.

« 1968 quelle histoire ! »

50 ans après l’année des révoltes et des bouleversements majeurs de 1968, des affiches, photographies et archives de la préfecture de police, de Paris Match, de l’agence Gamma-Rapho-Keystone donnent à voir le vent de révolte étudiante et de grève générale avec les barricades élevées contre le vieux monde.

“Cours camarade, le vieux monde est derrière toi !”

La thématique 1968 s’intéresse également, entre autres utopies, à celle d’Auroville, un pont entre le passé et l’avenir, près de Pondichéry en Inde et celle de La Grande-Motte, le rêve balnéaire pour tous.

« Etre humain » au Palais de l’Archevêché

La photo de l’américain William Wegman, un chien racé et cabot couvert d’un pull et collier de perles rouges en tocs, affiche de la 49e édition des Rencontres d’Arles, joue avec la rétrospective au titre malicieux « Être humain » consacré au photographe au Palais de l’Archevêché.

En travestissant ses braves toutous aux regards craquants, en diva d’opéra, en ménagère au foyer, en midinette blonde, en ouvrier agricole… Wegman raille avec humour les comportements de ses frères humains. Il revisite l’histoire de l’art et porte une vision décalée et pleine d’humour sur l’humanité.

Ses images s’affichent sur les cimaises des plus prestigieux musées. Elles s’adressent au public le plus large, mettant à l’honneur le plus fidèle de nos animaux de compagnie.

photo William Wegman

Outre les habituels repères des Rencontres : des prix, des livres, des Nuits au théâtre antique, ajoutons les événements singuliers de cette année : l’exposition Collage(s) réunit l’enfant terrible de la nouvelle vague française, Godard, et une des grandes figures des arts plastiques du XXème siècle, Picasso ; un temple de bambou de 1 000 m2 par l’architecte Simon Velez ; des œuvres de Gilbert and George à la Fondation Luma ; le VR Arles Festival, conçu pour découvrir le cinéma, le documentaire et la création artistique en 360°.

La liste complète des expositions est disponible sur le site des Rencontres de la Photographie.

Enfin, le Festival Voies Off avec une programmation de plus de 130 expositions photographiques et l’organisation d’une semaine de Nuits de Projection, favorisant des découvertes artistiques engagées, en accès gratuit pour tous, constitue une alternative complémentaire aux Rencontres d’Arles.

Semaine d’ouverture, du 2 au 8 juillet 2018

Expositions, du 2 juillet au 23 septembre 2018

© Anktil-Dickson


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